Soutenance de thèse Marie HEVROVA "Phonetic attrition and cross-linguistic influence in L1 speech of late Czech-French bilinguals"

Publié le 14 septembre 2021 Mis à jour le 16 septembre 2021
le 30 septembre 2021
à 9 h
salle D29 - Maison de la Recherche
et en visioconférence (streaming)
Composition du jury:

Radek Skarnitzl (Rapporteur)
Élisabeth Delais-Roussarie (Rapporteure)
Lorraine Baqué (Examinatrice)
Barbara Köpke (Directrice de thèse)
Tomáš Bořil (Directeur de thèse)

Résumé: Un nombre croissant d'études a déjà examiné l'attrition phonétique et l'influence translinguistique dans la parole en L1 de bilingues tardifs. Néanmoins, aucune étude ne les a encore examinées dans la parole en L1 de bilingues tardifs tchèque-français. Cette thèse vise à combler cette lacune. Nous faisons l'hypothèse que l'influence phonétique translinguistique se produira dans la parole en L1 des bilingues tardifs tchèque-français. L'hypothèse est testée dans deux études en comparant la production de la parole dans une tâche de lecture à voix haute et la parole semi-spontanée en L1 de bilingues tardifs tchèque-français avec celle de monolingues tchèques. La première étude vise à déterminer si la parole en L1 de 14 bilingues tardifs tchèque-français peut être perçue comme étant moins typiquement tchèque que celle de 11 monolingues tchèques par des auditeurs monolingues tchèques. La deuxième étude compare les propriétés acoustiques des voyelles de 17 bilingues tardifs tchèque-français, de leur /r/, /ɦ/, /x/ avec les propriétés acoustiques de ces segments dans la parole de 17 monolingues tchèques. Les propriétés des patrons intonatifs non-conclusifs et l'usage du schwa final sont également comparés. L'hypothèse testée a été majoritairement confirmée : la parole semi-spontanée des bilingues a été perçue comme étant moins typiquement tchèque que celle des monolingues par les auditeurs et l'influence phonétique translinguistique s'est produite dans plusieurs voyelles des bilingues, de leur /r/, /ɦ/, /x/, patrons intonatifs non-conclusifs et l’usage du schwa final. En outre, certains de nos résultats suggèrent que les effets de dissimilation et d'assimilation peuvent coexister dans le même phonème de la L1 d'un bilingue tardif.